if commun

rosières,avenue du panorama

CHRIZZ (Christer Johansson), Commonswiki, 2005

L’If commun est une espèce de conifères de la famille des Taxaceae. Très longévif, poussant lentement, c’est un arbre qui se prête bien à la taille. Il est parfois appelé if à baies. Un peuplement d’ifs est appelé ‘ivaie’. Ces peuplements sont devenus rares. Ils sont protégés au titre d’habitat prioritaire en Europe. L’If a longtemps été un symbole de mort :

– très toxique (selon certains auteurs, il était utilisé comme poison de flèches pendant la Préhistoire)

– arbre des cimetières (depuis les Gallois, pour qui il était sacré, il assurait le lien entre les vivants et les morts).

Il n’existe plus de forêts d’Ifs en Europe alors qu’il devait y en avoir de très vastes dans l’Ouest de la France. Leur disparition s’explique par plusieurs raisons:

– les Ifs étaient souvent arrachés car très toxiques pour le bétail

– les forêts auraient été décimées pour fabriquer des arcs, aussi bien chez les Grecs que chez les Gaulois, ainsi qu’au Moyen Âge lors des guerres franco-anglaises (notamment la guerre de Cent ans)

– le bois d’if (dur et homogène) a été très utilisé en ébénisterie et en marqueterie.

L’If peut atteindre 25 mètres de haut, mais la plupart des individus sont généralement plus petits. La forme est variable avec une cime irrégulière et un tronc court et noueux d’où partent des branches à quelques centimètres du sol. Les formes en buisson sont également fréquentes. L’écorce de l’arbre va du brun à un brun rougeâtre (parfois très foncé voire pourpre). L’écorce est assez fine et se détache généralement en fines écailles. Les feuilles sont des aiguilles souples, plates de couleur vert foncé dessus et vert plus clair dessous. Elles mesurent généralement entre 20 et 35 mm. Les aiguilles sont insérées en spirale autour des pousses (1).

rosières,avenue du panoramaToutes les parties de l’arbre, sauf l’arille rouge entourant la graine, sont très toxiques voire mortelles car elles contiennent des alcaloïdes (taxine) (1).


(1) Notice didactique | Wikipedia