Abattage des Saules du Grand Étang à La Hulpe

La Hulpe Grand Etang 20 octobre 2018 © Alain Janssen
La Hulpe Grand Etang 20 octobre 2018 © Alain Janssen

25 février 2019

La Hulpe n’échappe pas non plus à la frénésie de l’abattage d’arbres. Le 21 février 2019, Renaud Delfosse dénonça sur la page Facebook du Collectif des Papeteries : « Un massif boisé séparant le grand étang des nouveaux appartements de la rue François Dubois a été complètement rasé cette semaine sous ordre d’Atenor. Ce massif avait pourtant été déterminé comme devant être préservé pour des raisons de protection de quiétude de l’étang in illo tempore non suspecto lors d’un avis du Contrat de Rivière Argentine (auquel j’ai directement participé à l’époque) mais aussi pour favoriser le maillage vert permettant aux oiseaux migrateurs d’utiliser l’axe offert par la vallée, les oiseaux n’aimant pas survoler des zones dégagées ».

La réaction de la commune de La Hulpe ne s’est pas fait attendre. Nicolas Janssen, échevin de l’environnement réagit le 24 février sur sa page Facebook : « Pour information, concernant les arbres abattus du grand étang, l’éco-conseillère de la commune s’est rendue sur place vendredi à 14h, comme annoncé. Elle a pu constater que 12 saules ont été abattus. Elle a rappelé à Atenor, comme déjà fait à maintes reprises, que tout abattage à La Hulpe est soumis à une autorisation préalable du Collège communal ou de la Wallonie. La commune a initié une procédure en infraction. Le procès-verbal sera finalisé et communiqué au Collège dès demain.  D’après Atenor, ces arbres étaient « morts ou dépérissants » et présentaient une certaine dangerosité (pour rappel, un arbre est tombé en décembre 2018 sur la clôture voisine, d’autres semblaient morts et risquaient de tomber en cas d’intempérie). Pour autant, la Commune regrette cette politique du fait accompli et le non-respect des procédures. Nous nous engageons à traiter avec la plus grande fermeté cette manière d’agir. Nous exigerons que des replantations aient lieu. Le DNF en a déjà été averti. Et des réflexions sur le choix des espèces et la protection du lieu sont en cours ».

Eric de Séjournet
Cofondateur d’Arborescence